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La Guillotine de Mézières Saison 3 - Du bois d’Oignies-en-Thiérache à l’échafaud de Mézières : la chute de Léon Lheur

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  Le 14 octobre 1922, alors que l’aube hésite encore à percer les brumes épaisses qui s’attardent sur les eaux lourdes de la Meuse, une agitation sourde et contenue gagne les abords de la prison de Mézières , où quelques silhouettes silencieuses, gendarmes en faction ou curieux matinaux, se tiennent à distance respectueuse, comme retenues par la gravité de l’instant.   Derrière les murs austères, à l’abri des regards mais non des consciences, tout est prêt depuis les premières heures du jour. On a dressé, avec ce mélange d’habitude et de solennité propre aux grandes sentences, la mécanique redoutée dont la seule évocation suffit à glacer les conversations. La justice des hommes va, une fois encore, accomplir son œuvre.   Celui pour qui l’on s’affaire ainsi n’est ni un criminel endurci ni un aventurier venu d’ailleurs, mais un enfant du pays, un ouvrier né dans ces vallées ardennaises où le travail forge les existences : Léon Lambert Lheur , âgé de vingt-trois ans. ...

Jean-Baptiste Brézol, l’usine de Saint-Marceau et la statue d’Aristide Croisy : un héritage industriel et humain dans les Ardennes

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    Jean-Baptiste Brézol apparaît comme une figure emblématique de l’industrialisation ardennaise au XIXᵉ siècle, à la croisée des mondes politique et industriel. Né le  14/11/1816 à Rethel et installé à Mohon ( Charleville-Mézières ), il incarne cette génération d’entrepreneurs locaux qui ont accompagné, et souvent impulsé, le développement économique d’une région profondément marquée par la métallurgie.   Son acte de décès, daté du 22 août 1880, nous livre une photographie précise de sa position sociale et de son environnement. Âgé de soixante-trois ans, il est alors maire de Mohon et industriel. Son décès est déclaré par son fils Charles Brézol, lui-même fabricant de clous, illustrant la continuité familiale et le poids social de la famille. Issu d’un milieu déjà tourné vers l’industrie — son père, Isidore Brézol , était fabricant d’armes — Jean-Baptiste Brézol s’inscrit dans une transition clé entre artisanat et production mécanisée, caractéristique des Arde...

La dynastie Bouxin : Maîtres papetiers de Neuville-lès-This (La papeterie dans les Ardennes - Volume 1 -Volet 2)

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Des moulins de Thiérache aux ruisseaux de This : les Bouxin, papetiers des Ardennes   Au XVIIIᵉ siècle, la famille Bouxin appartient à ce monde discret mais essentiel des papetiers ruraux. À Harcigny , dans la Thiérache , Jean Bouxin naît en 1732 dans un environnement déjà tourné vers l’exploitation de l’eau et le travail du papier. Les moulins y sont nombreux, installés le long de ruisseaux modestes mais réguliers, produisant un papier simple destiné à l’usage courant. Dès le milieu du siècle, les papetiers cherchent de nouveaux sites mieux alimentés en eau. C’est dans ce contexte que Jean Bouxin , après son mariage en  1764 avec Marie Jeanne Jarlot à Remilly-les-Pothées , s’installe dans les Ardennes . En 1769, il fonde ou reprend la papeterie de This ( Neuville-lès-This ). Le déplacement n’est pas isolé : il suit le mouvement classique des hommes du papier, qui vont là où l’eau permet de travailler durablement. Une famille solidement implantée à This Papeterie Bouxin ...

La saga des Bouxin : une dynastie papetière entre Aisne et Ardennes - (La papeterie dans les Ardennes - Volume 1 -Volet 1)

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  Une dynastie papetière entre Aisne et Ardennes Depuis le XVIIe siècle, la famille Bouxin incarne, dans le Vervinois et la Thiérache, une fidélité exceptionnelle au métier de papetier. Leur aventure, qui s’étend jusqu’en 1914, ne se limite pas au moulin de la Tortue ni à la papeterie de Rougeries . Papeterie de La Tortue à Thenailles. Archives départementales de l'Aisne :  3P0942_07 - Thenailles : Section C, 2e feuille - 1813

Une fortune, une fontaine, la statue de Charles de Gonzague : le surprenant héritage Payer-Guillemain à Charleville

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  Une fortune, une fontaine, une statue : le surprenant héritage Payer-Guillemain à Charleville   Au cœur de Place Ducale, la statue de Charles de Gonzague domine aujourd’hui une fontaine monumentale devenue emblématique. Rien, à première vue, ne laisse deviner l’histoire singulière qui se cache derrière cet ensemble.    Car ce monument n’est pas seulement un hommage au fondateur de la ville. Il est aussi le fruit d’un héritage inattendu, d’un testament contesté… et d’un compromis municipal.   Une succession hors du commun    Le 16 février 1895 meurt à Charleville Pierre Payer , âgé de 71 ans. Ancien vérificateur de première classe du service des perceptions municipales de Paris , il avait fait carrière dans l’administration financière de la capitale. Acte de décès de Pierre Payer Charleville, le 15/02/1895 Archives départementales Ardennes : Charleville, 1895-1896, 2E105 162 Transcription

De la terre de Montcornet au soleil de Bourail : Le destin volé de Marie Célina Gérard - Destins Judiciaires- Volume 2-Volet 3

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    Le Géant de Bois et de Fer : La Loire à Saint-Nazaire   Le  voyage vers l’oubli commence dans le fracas des vagues et l'odeur de goudron. En ce mois d'août 1883, le  port de Saint-Nazaire  voit s'amarrer un colosse :  Le Loire.  Ce n'est pas un simple navire de commerce, c'est un "vaisseau-transport", un hybride de bois et de fer conçu pour porter les rebuts de la société française vers les antipodes.  Imaginez  ce trois-mâts de 63 mètres de long, dont la coque en bois est protégée par un blindage de 20 centimètres d'épaisseur. Sous ses 2 700 m² de voilure se cache une machine Schneider de 650 chevaux. Mais le véritable secret de La Loire se trouve sous la ligne de flottaison. Là, dans les entrailles du navire, la batterie basse a été transformée en une cage géante. Des cloisons de fer séparent les marins de la "cargaison humaine". C'est une prison flottante, sombre, où l'air est rare et où l'odeur de la sueur se mêle à celle ...

Le Destin Brisé de la Petite Marie et l'Énigme Blaise Pelaud : Le Drame de Montcornet (1882) - Destins Judiciaires- Volume 2-Volet 2

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Le Drame de Montcornet (1882) : L'Affaire Marie Célina Gérard et la Traque de Blaise Pelaud - Destins Judiciaires- Volume 2-Volet 1

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Le drame  de Montcornet (1882) Une tragédie dans les campagnes ardennaises Un enfant disparaît. Les Ardennes retiennent leur souffle. L’été 1882 aurait dû être paisible dans les campagnes entre Houldizy et Montcornet. Pourtant, en quelques heures, un drame d’une rare violence allait marquer durablement les mémoires locales. Ce crime survenu dans les Ardennes en 1882, entre Houldizy et Montcornet, reste l’un des faits divers les plus marquants de la région. Le 17 juillet, vers dix heures du matin, la jeune Marie Célina Gérard, âgée d’à peine neuf ans, quitte le domicile familial à Houldizy. Ses parents, modestes cultivateurs, l’envoient porter quelques pâtisseries à une tante demeurant à Montcornet. Une course simple, habituelle, sur des chemins qu’elle connaît. À midi, l’enfant est vue au moulin d’Arreux. Elle refuse même l’invitation du meunier Paillardelle à partager le repas, pressée d’accomplir sa mission. Elle reprend la route. ...

Paul Morin : Le Filleul de Napoléon mort dans l'oubli d'un hospice ardennais

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 Grandeur et misère de Paul Morin : de l'ombre de l'Aigle à l'oubli de l'hospice   C’ est une silhouette de l’ancien monde qui vient de s’éteindre à l’hospice de Charleville, à l’âge de quatre-vingt-trois ans. Paul Morin ne laisse derrière lui que le souvenir d’une fortune évaporée et l’écho affaibli d’un nom qui, jadis, ouvrait toutes les portes, de la province à la capitale.   Tout commençait pourtant sous les auspices les plus éclatants Acte de naissance de Paul Joseph Séraphin Morin né le 08/08/1803 à Charleville Archives départementales des Ardennes

L’Affaire Charles Nerenhausen : Le Vagabond des Ardennes condamné au Bagne de Guyane

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    À la fin de l’année 1893, Dom‑le‑Mesnil , petit village des Ardennes niché entre bois et carrières, est frappé par un drame qui marque durablement la mémoire locale. Le vieil homme Jean‑Nicolas Portebois , âgé de soixante‑dix‑sept ans, est retrouvé mort dans sa maison isolée, des blessures mortelles à la tête. La découverte du corps, faite par des carriers en route pour leur travail, plonge immédiatement le village dans la stupeur. La pendule, arrêtée à cinq heures quarante‑cinq après que le corps eut heurté son balancier, semble figer le moment du drame. Dans cette demeure modeste où le vieillard vivait seul, tout respire la simplicité d’une existence laborieuse, soudain interrompue par une violence incompréhensible. Assassinat de Jean Nicolas Portebois par Charles Nerenhausen Archives CD08 - Le Petit Ardennais, 2 déc. 1893

Les de Beurmann : Trois Générations de Barons et de Héros, de Napoléon à la Bataille de Bazeilles

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Trois Générations, Trois Héros : La Saga des de Beurmann  De la Vendée à Bazeilles, une famille ardennaise au service de la France   Dans les Ardennes , il existe des familles où le sens du devoir ne s'enseigne pas — il se transmet dans le sang, dans les silences du soir, dans les portraits accrochés aux murs des grandes fermes. La lignée des de Beurmann est de celles-là. Général Eugène Catherine de Beurmann   Le Grand-Père : Entrammes, 1793

Le Parapluie Rouge de Coliquet : L’Amuseur de Rue qui enchanta l’enfance de Rimbaud

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Le Général Maucomble : Un destin d’acier, de Charleville à l’Arc de Triomphe

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    Dans la lumière encore incertaine d’un matin d’été, le 2 juillet 1776 naissait à Charleville, Jean-François-Nicolas-Joseph, vicomte de Maucomble. Rien ne semblait destiner cet enfant à devenir l’un de ces officiers forgés par la guerre et l’honneur. Pourtant, l’ardeur discrète était déjà là. Acte de baptême de Jean François Nicolas Maucomble (02/07/1776) Sources : Archives départementales des Ardennes  Très jeune, il choisit la rigueur. Il intégra l’école du génie et en sortit officier en 1795. Ses premières expériences, il les vécut à Ypre s et Menen , où il participa à la reconstruction de places fortes meurtries par les combats. C’est dans les Alpes , auprès de la division du général Antoine Richepanse , que son courage se révéla pleinement. Refusant le poste d’aide-de-camp qu’on lui proposait, il resta fidèle au génie. Près du col de Tende , encerclé avec quatre compagnons par une soixantaine d’ennemis, il chargea. Deux tombèrent. Blessé, leur colonel gisait au s...

L’Affaire Mathieu Cornesse : Le Forçat Belge qui terrorisait les Ardennes sous une fausse identité

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  Mathieu Cornesse , dit Laurent Colin   Mathieu Cornesse naquit vers 1800 à Charneux , commune belge aujourd’hui rattachée à Herve . Sa jeunesse est mal connue : sans profession régulière ni domicile fixe, il vécut dès ses premières années d’expédients, passant d’un lieu à l’autre sans jamais s’attacher.   Vers l’âge de trente ans, il se présenta dans le village d’ Écordal où il travailla quelque temps chez différents habitants. Sa conduite n’inspira qu’une confiance limitée et il disparut bientôt, après avoir séduit une jeune fille du village qu’il abandonna dans une situation malheureuse.   Quelques années plus tard, il reparut en Belgique , notamment à La Neuville-aux-Bois et à Saint-Georges , vivant avec une femme et plusieurs enfants. Il travaillait peu, faisait de fréquentes absences, et disposait pourtant de ressources dont l’origine demeurait inexpliquée.   Le vol du presbytère de Moyville (1836)   En 1836, un vol important fut commis au ...

Le Destin d'Étienne-Nicolas Méhul : Entre l'Or de Laval-Dieu et les Grandes Heures de la Révolution

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      Avant de devenir l’un des compositeurs majeurs de la période révolutionnaire et impériale, Étienne-Nicolas Méhul est d’abord un enfant des Ardennes. C’est entre Givet et l’ abbaye de Laval-Dieu que se tisse, presque à son insu, le réseau d’hommes et de circonstances qui orientera toute sa vie.   1 . Un contrat décisif : aux origines de la richesse de Laval-Dieu   Tout commence au XVIIe siècle, lorsque Charles de Gonzague entreprend la fondation de Charleville. Les terrains appartiennent alors à l’abbaye prémontrée de Laval-Dieu .Un accord est conclu : en échange de la cession des terres, l’abbaye perçoit une rente annuelle fixée à trente sous d’or. Ce revenu régulier deviendra, au fil des décennies, une véritable manne qui permettra à Laval-Dieu d’entretenir une école de musique ambitieuse et de faire venir des maîtres de premier ordre Portrait d’Étienne-Nicolas Méhul. Gravure de Quenedey d'après un dessin original de François Gérard . Ce portrait, ...

Gustave Gobron : De Buzancy aux Champs-Élysées

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  Gustave Charles Albert GOBRON © Assemblée nationale   Tout commence le 15 juin 1846 à Buzancy , dans les Ardennes . Gustave Charles Albert Gobron y naît sous le signe de la ténacité. Engagé dans la Garde Mobile dès 1869, il est promu Lieutenant le 19 septembre 1870, alors que la France s'enfonce dans la guerre contre la Prusse . L'envol de la Résistance : Départ de Léon Gambetta le 7 octobre 1870. Prélude à l'odyssée de Gustave Gobron qui montera à bord du Steenackers avec deux caisses de dynamite pour briser le siège de Paris.

29 avenue d'Arches : François Hussenot (1912-1951), l'ingénieur de Mézières qui a inventé la boîte noire

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  Tout commence au bord de l'eau, sur les rives de la Meuse, au Quai de l'Hôpital (actuel Quai Albert 1er). C'est ici,  au domicile de son grand-père Léopold Émile Poirier à Mézières, que François Hussenot voit le jour en 1912. Il est né d'un père, Henri Auguste Hussenot , notaire à Rocroi, et de Jeanne Poirier , future conseillère municipale à Mézières. Elle est la sœur de Georges Poirier , le Résistant   François Hussenot et Paul Idrac, les pères du " Hussenographe " (vers 1939) Source : Revue Pionniers (Gallica BNF)                                       

André Poirier : le formateur ardennais de la 80 OTU (Unité d'Entraînement Opérationnel) qui devait reconstruire l'Armée de l'Air

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  De l'évasion audacieuse par les côtes bretonnes aux missions de combat de la RAF, découvrez le destin hors norme d' André Poirier . Ce jeune Ardennais, fils du résistant Georges Poirier, est devenu l'un des piliers de la reconstruction de l'aviation française au sein de la prestigieuse 80 OTU . Un récit inédit, entre sacrifice familial et expertise technique, sur les pistes glacées du Northumberland   Le destin d'André Poirier commence au 13 route de Mohon (actuelle avenue du 91e R.I.), au domicile de ses parents à Mézières . Son père, l'ingénieur Georges Poirier, ne se contenta pas de subir l'Occupation : il transforma la maison familiale en base d'opérations pour les transmissions clandestines vers Londres. 

L'exécution de la Place Ducale et la Grande Comète

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  En 1811, alors que l'Empire de Napoléon Ier est à son apogée, le ciel des Ardennes est possédé par la Grande Comète. Elle ne se contente pas de passer : elle brille sans relâche, jour et nuit, comme un témoin immobile et spectaculaire. Le peuple y voit un augure de chance, promettant dans les caves ce « vin de la Comète » qui restera légendaire sous le règne de l'Empereur. Dans cette atmosphère suspendue, le lundi de la Quasimodo, le 22 avril 1811, la Place Ducale de Charleville bouillonne sur marché. « Vue ancienne de la Place Ducale (coll. privée / source eBay) »

La Guillotine de Mézières Saison 2, Épisode 4, L'Exécution : Anatole Deibler, « Monsieur de Paris », face au condamné Delacourt (Mézières, 1914)

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  On apprend que Me Hénon, l'avocat de Delacourt, attend avec une fébrilité contenue un signe de l'Élysée. Il a été avisé par le Président de la République qu'il serait invité à s'y rendre dès que le dossier aurait été remis par la Commission des grâces. Le sort du condamné ne tient plus qu'à un fil, ou plutôt à un trait de plume de Raymond Poincaré. Mais tandis que les procédures s'épuisent dans les hautes sphères, Delacourt, lui, semble déjà avoir quitté le monde des vivants. Mézières, Les Assises & la Rue Monge » : Le tribunal de Mézières, où Delacourt fut condamné à mort, sur une carte postale  du début du XXe siècle (Archives Départementales des Ardennes).   Dans sa cellule de la prison de Mézières, il affiche un calme déroutant. Un philanthrope tente de lui offrir un dernier confort :  -  « Si vous voulez un ordinaire meilleur, demandez-le. Une côtelette de mouton, du rosbif... ».  Delacourt répond avec une simplicité glaciale : - « Qu'est-ce que ...