Articles

Affichage des articles associés au libellé 1871-1914

De la terre de Montcornet au soleil de Bourail : Le destin volé de Marie Célina Gérard - Destins Judiciaires- Volume 2-Volet 3

Image
    Le Géant de Bois et de Fer : La Loire à Saint-Nazaire   Le  voyage vers l’oubli commence dans le fracas des vagues et l'odeur de goudron. En ce mois d'août 1883, le  port de Saint-Nazaire  voit s'amarrer un colosse :  Le Loire.  Ce n'est pas un simple navire de commerce, c'est un "vaisseau-transport", un hybride de bois et de fer conçu pour porter les rebuts de la société française vers les antipodes.  Imaginez  ce trois-mâts de 63 mètres de long, dont la coque en bois est protégée par un blindage de 20 centimètres d'épaisseur. Sous ses 2 700 m² de voilure se cache une machine Schneider de 650 chevaux. Mais le véritable secret de La Loire se trouve sous la ligne de flottaison. Là, dans les entrailles du navire, la batterie basse a été transformée en une cage géante. Des cloisons de fer séparent les marins de la "cargaison humaine". C'est une prison flottante, sombre, où l'air est rare et où l'odeur de la sueur se mêle à celle ...

Le Destin Brisé de la Petite Marie et l'Énigme Blaise Pelaud : Le Drame de Montcornet (1882) - Destins Judiciaires- Volume 2-Volet 2

Image

Le Drame de Montcornet (1882) : L'Affaire Marie Célina Gérard et la Traque de Blaise Pelaud - Destins Judiciaires- Volume 2-Volet 1

Image
Le drame  de Montcornet (1882) Une tragédie dans les campagnes ardennaises Un enfant disparaît. Les Ardennes retiennent leur souffle. L’été 1882 aurait dû être paisible dans les campagnes entre Houldizy et Montcornet. Pourtant, en quelques heures, un drame d’une rare violence allait marquer durablement les mémoires locales. Ce crime survenu dans les Ardennes en 1882, entre Houldizy et Montcornet, reste l’un des faits divers les plus marquants de la région. Le 17 juillet, vers dix heures du matin, la jeune Marie Célina Gérard, âgée d’à peine neuf ans, quitte le domicile familial à Houldizy. Ses parents, modestes cultivateurs, l’envoient porter quelques pâtisseries à une tante demeurant à Montcornet. Une course simple, habituelle, sur des chemins qu’elle connaît. À midi, l’enfant est vue au moulin d’Arreux. Elle refuse même l’invitation du meunier Paillardelle à partager le repas, pressée d’accomplir sa mission. Elle reprend la route. ...

Paul Morin : Le Filleul de Napoléon mort dans l'oubli d'un hospice ardennais

Image
 Grandeur et misère de Paul Morin : de l'ombre de l'Aigle à l'oubli de l'hospice   C’ est une silhouette de l’ancien monde qui vient de s’éteindre à l’hospice de Charleville, à l’âge de quatre-vingt-trois ans. Paul Morin ne laisse derrière lui que le souvenir d’une fortune évaporée et l’écho affaibli d’un nom qui, jadis, ouvrait toutes les portes, de la province à la capitale.   Tout commençait pourtant sous les auspices les plus éclatants Acte de naissance de Paul Joseph Séraphin Morin né le 08/08/1803 à Charleville Archives départementales des Ardennes

L’Affaire Charles Nerenhausen : Le Vagabond des Ardennes condamné au Bagne de Guyane

Image
    À la fin de l’année 1893, Dom‑le‑Mesnil , petit village des Ardennes niché entre bois et carrières, est frappé par un drame qui marque durablement la mémoire locale. Le vieil homme Jean‑Nicolas Portebois , âgé de soixante‑dix‑sept ans, est retrouvé mort dans sa maison isolée, des blessures mortelles à la tête. La découverte du corps, faite par des carriers en route pour leur travail, plonge immédiatement le village dans la stupeur. La pendule, arrêtée à cinq heures quarante‑cinq après que le corps eut heurté son balancier, semble figer le moment du drame. Dans cette demeure modeste où le vieillard vivait seul, tout respire la simplicité d’une existence laborieuse, soudain interrompue par une violence incompréhensible. Assassinat de Jean Nicolas Portebois par Charles Nerenhausen Archives CD08 - Le Petit Ardennais, 2 déc. 1893

La Guillotine de Mézières Saison 2, Épisode 4, L'Exécution : Anatole Deibler, « Monsieur de Paris », face au condamné Delacourt (Mézières, 1914)

Image
  On apprend que Me Hénon, l'avocat de Delacourt, attend avec une fébrilité contenue un signe de l'Élysée. Il a été avisé par le Président de la République qu'il serait invité à s'y rendre dès que le dossier aurait été remis par la Commission des grâces. Le sort du condamné ne tient plus qu'à un fil, ou plutôt à un trait de plume de Raymond Poincaré. Mais tandis que les procédures s'épuisent dans les hautes sphères, Delacourt, lui, semble déjà avoir quitté le monde des vivants. Mézières, Les Assises & la Rue Monge » : Le tribunal de Mézières, où Delacourt fut condamné à mort, sur une carte postale  du début du XXe siècle (Archives Départementales des Ardennes).   Dans sa cellule de la prison de Mézières, il affiche un calme déroutant. Un philanthrope tente de lui offrir un dernier confort :  -  « Si vous voulez un ordinaire meilleur, demandez-le. Une côtelette de mouton, du rosbif... ».  Delacourt répond avec une simplicité glaciale : - « Qu'est-ce que ...

La Guillotine de Mézières Saison 2, Épisode 3, Frédéric Paul Édouard DELACOURT, Condamné à Mort (1913)

Image
  Le 20 novembre 1913, l'épilogue judiciaire de l'affaire Delacourt s'ouvre devant les Assises des Ardennes, à Charleville. La place de la préfecture est noire de monde, chacun espérant entrevoir le "monstre de Monthermé". Dans une salle d'audience électrique où le Président Moitton a ordonné l'expulsion des femmes devant la noirceur insoutenable des débats, l'accusé tente une ultime manœuvre en simulant une surdité profonde, forçant les gendarmes à lui hurler les chefs d'accusation. Journal "Le Petit Ardennais" du 20 novembre 1913

La Guillotine de Mézières Saison 2, Épisode 2 : Arrestation du meurtrier dans les bois de Damouzy

Image
  La nuit du 9 juillet 1913 s'achève dans l'horreur à Monthermé . Il est presque minuit, 23h50, quand l'innommable se produit : Frédéric Paul Édouard DELACOURT assassine sa propre fille. Le crime accompli, l'homme s'enfonce dans les ténèbres des bois ardennais pour une fuite éperdue, une course contre sa propre conscience à travers la forêt profonde. Le lendemain, dès 5 heures du matin, la brume n'a pas encore quitté les hauteurs de Charleville que la silhouette du fuyard est déjà signalée. Au Deuxième Chaîneau à Charleville , des témoins l'aperçoivent glissant entre les arbres, accompagné d'un homme au regard marqué — un compagnon borgne — et d'un chien. L'alerte circule comme une traînée de poudre. Delacourt cherche refuge, il surgit à Warcq chez son frère, exigeant des vêtements et un revolver chargé. Mais le sang a déjà trop coulé : son frère refuse de se taire et fonce à Mézières prévenir la gendarmerie. La traque se déplace alors vers...

La Guillotine de Mézières Saison 2, Épisode 1 : Bain de sang à Monthermé

Image
   Frédéric Paul Édouard DELACOURT n’est pas venu pour discuter. Cet ancien prisonnier du pénitencier militaire de Coléa, en Algérie, est un homme rompu à la violence. En s'introduisant par une fenêtre pour atteindre le grenier de la maison familiale, il a déjà choisi son arme : un marteau de terrassier. Un outil lourd, fait pour briser la pierre, qu'il va détourner pour massacrer sa propre chair. Là, tapis dans l'obscurité sous le toit, il a attendu patiemment que la maison s'endorme et que le silence s'installe pour descendre commettre l'irréparable. 📷 Illustration : Monthermé, quartier de la Longue Haie. > (Source : Archives départementales des Ardennes, licence ouverte de réutilisation d’informations publiques - Délibération du 2 février 2018

La Guillotine de Mézières – Saison 1 - Épisode 3 - 7h03, Place Saint-Julien : Le jour où la guillotine a fait trembler Mézières

Image
  5h15 : Le dernier réveil de Gurnot Le Palais de Justice de Mézières (vers 1900).  Témoin du procès de Gurnot et des grandes affaires criminelles des Ardennes.  (Archives historiques – Illustration pour le récit "Échos des Ancêtres Ardennais") 5 février 1886 – Place Saint-Julien, Mézières Le silence de la prison de Mézières n’est pas rompu par le jour, mais par le métal. À 5h15 précises, le tour de clef dans la serrure de la cellule sonne comme un verdict définitif. C'est une claque dans la gueule. La peur entre. La porte s'ouvre sur un cortège d'ombres noires : le greffier, le procureur et l'inspecteur des prisons.  Le magistrat s'avance vers le lit : — "Gurnot, votre recours est rejeté. Soyez courageux." À cet instant, l'esprit de Gurnot s'échappe . Le visage du magistrat s'efface derrière un flashback lancinant. Il ne voit plus les murs de pierre, mais cette forêt d'Autry où tout a basculé. Pour ce braconnier sans emploi st...

La Guillotine de Mézières – Saison 1 - Épisode 2 : Le Verdict du Palais de Justice

Image
  Le vendredi 13 novembre 1885, la salle des Assises du Palais de Justice de Mézières est comble. À la tribune, le public observe avec une curiosité anxieuse les pièces à conviction. Nicolas Théodule Gurnot, 32 ans, est amené par les gendarmes. Sous sa moustache en brosse, il semble porter tout le poids de son crime. Mézières (1885) : Le tribunal au carrefour des rues Monge et des Liégeois. C'est ici, dans ce bâtiment devenu aujourd'hui une école, que se jouèrent les dernières heures de Nicolas Gurnot.

La Guillotine de Mézières -Saison 1 - Épisode 1 : Le Crime d'Autry (1885)

Image
  L'histoire des Ardennes est jalonnée de drames qui révèlent la dureté de la vie rurale à la fin du XIXe siècle. Le 5 août 1885, dans le calme trompeur de l'Argonne, un acte d'une sauvagerie inouïe vient briser la paix du village de Condé-lès-Autry. Eugène Tarnaux-Collard : La dernière tournée   Eugène Tarnaux-Collard, 49 ans, est un employé estimé de la banque Fournel et Barthélemy à Grandpré. Ce mercredi matin, vers quatre heures, il quitte son domicile pour sa tournée habituelle de recouvrement. Sa sacoche de cuir, équilibrée par deux bretelles, est particulièrement lourde : elle est remplie de monnaie de billon . Ce mélange de cuivre et d'argent, utilisé pour les petites transactions villageoises, pèse des kilos pour une valeur pourtant modeste. C'est ce poids de métal qui rythme sa marche lente alors qu'il traverse Senuc, Grandham et Lançon, ignorant qu'il est observé depuis l'ombre des bois de l'Argonne. Le Mobile : La dette de 100 francs

Albert Caquot : Le génie de Vouziers qui a bâti le Corcovado au Brésil !

Image
Albert Irénée Caquot, né à Vouziers en 1881, a conçu le squelette en béton armé du Christ du Corcovado ! Illustration générée par IA pour reconstituer l’atmosphère du chantier  Sans ses calculs géniaux, cette statue de 38 m dominant Rio n'aurait pas tenu avec ses bras ouverts depuis 1931. C'est une magnifique collaboration franco-brésilienne : Paul Landowski pour la sculpture, Albert Caquot pour la structure et la solidité, et les ouvriers brésiliens pour l'assemblage sur place

L'Ardennais qui voulait bâtir le Paradis : l'incroyable odyssée américaine de Nicolas Augustin Henrot

Image
  Rencontre avec un Ardennais parti rêver en Amérique… bien avant les États-Unis que l'on connaît ! Rencontre avec un Ardennais, Nicolas Augustin Henrot, né le 2 mai à Charleville, décédé le 21 novembre 1888 dans la même ville : un cordonnier républicain passionné, un vrai idéaliste qui a mené une existence digne des plus belles pages d’aventure !

L'ingéniosité d'un Ardennais au service de la Liberté : Albert Irénée Caquot

Image
  Saviez-vous que la défense de Londres, de Paris et même les plages du Débarquement de 1944 doivent une part de leur salut à un enfant de Vouziers ?    Albert Irénée Caquot  né à Vouziers, le 01/07/1881 et décédé à Paris (16°) le 27/11/1976 Une révolution navale et technique