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Affichage des articles du avril, 2026

Jean-Baptiste Brézol, l’usine de Saint-Marceau et la statue d’Aristide Croisy : un héritage industriel et humain dans les Ardennes

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    Jean-Baptiste Brézol apparaît comme une figure emblématique de l’industrialisation ardennaise au XIXᵉ siècle, à la croisée des mondes politique et industriel. Né le  14/11/1816 à Rethel et installé à Mohon ( Charleville-Mézières ), il incarne cette génération d’entrepreneurs locaux qui ont accompagné, et souvent impulsé, le développement économique d’une région profondément marquée par la métallurgie.   Son acte de décès, daté du 22 août 1880, nous livre une photographie précise de sa position sociale et de son environnement. Âgé de soixante-trois ans, il est alors maire de Mohon et industriel. Son décès est déclaré par son fils Charles Brézol, lui-même fabricant de clous, illustrant la continuité familiale et le poids social de la famille. Issu d’un milieu déjà tourné vers l’industrie — son père, Isidore Brézol , était fabricant d’armes — Jean-Baptiste Brézol s’inscrit dans une transition clé entre artisanat et production mécanisée, caractéristique des Arde...

La dynastie Bouxin : Maîtres papetiers de Neuville-lès-This (La papeterie dans les Ardennes - Volume 1 -Volet 2)

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Des moulins de Thiérache aux ruisseaux de This : les Bouxin, papetiers des Ardennes   Au XVIIIᵉ siècle, la famille Bouxin appartient à ce monde discret mais essentiel des papetiers ruraux. À Harcigny , dans la Thiérache , Jean Bouxin naît en 1732 dans un environnement déjà tourné vers l’exploitation de l’eau et le travail du papier. Les moulins y sont nombreux, installés le long de ruisseaux modestes mais réguliers, produisant un papier simple destiné à l’usage courant. Dès le milieu du siècle, les papetiers cherchent de nouveaux sites mieux alimentés en eau. C’est dans ce contexte que Jean Bouxin , après son mariage en  1764 avec Marie Jeanne Jarlot à Remilly-les-Pothées , s’installe dans les Ardennes . En 1769, il fonde ou reprend la papeterie de This ( Neuville-lès-This ). Le déplacement n’est pas isolé : il suit le mouvement classique des hommes du papier, qui vont là où l’eau permet de travailler durablement. Une famille solidement implantée à This Papeterie Bouxin ...

La saga des Bouxin : une dynastie papetière entre Aisne et Ardennes - (La papeterie dans les Ardennes - Volume 1 -Volet 1)

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  Une dynastie papetière entre Aisne et Ardennes Depuis le XVIIe siècle, la famille Bouxin incarne, dans le Vervinois et la Thiérache, une fidélité exceptionnelle au métier de papetier. Leur aventure, qui s’étend jusqu’en 1914, ne se limite pas au moulin de la Tortue ni à la papeterie de Rougeries . Papeterie de La Tortue à Thenailles. Archives départementales de l'Aisne :  3P0942_07 - Thenailles : Section C, 2e feuille - 1813

Une fortune, une fontaine, la statue de Charles de Gonzague : le surprenant héritage Payer-Guillemain à Charleville

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  Une fortune, une fontaine, une statue : le surprenant héritage Payer-Guillemain à Charleville   Au cœur de Place Ducale, la statue de Charles de Gonzague domine aujourd’hui une fontaine monumentale devenue emblématique. Rien, à première vue, ne laisse deviner l’histoire singulière qui se cache derrière cet ensemble.    Car ce monument n’est pas seulement un hommage au fondateur de la ville. Il est aussi le fruit d’un héritage inattendu, d’un testament contesté… et d’un compromis municipal.   Une succession hors du commun    Le 16 février 1895 meurt à Charleville Pierre Payer , âgé de 71 ans. Ancien vérificateur de première classe du service des perceptions municipales de Paris , il avait fait carrière dans l’administration financière de la capitale. Acte de décès de Pierre Payer Charleville, le 15/02/1895 Archives départementales Ardennes : Charleville, 1895-1896, 2E105 162 Transcription

De la terre de Montcornet au soleil de Bourail : Le destin volé de Marie Célina Gérard - Destins Judiciaires- Volume 2-Volet 3

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    Le Géant de Bois et de Fer : La Loire à Saint-Nazaire   Le  voyage vers l’oubli commence dans le fracas des vagues et l'odeur de goudron. En ce mois d'août 1883, le  port de Saint-Nazaire  voit s'amarrer un colosse :  Le Loire.  Ce n'est pas un simple navire de commerce, c'est un "vaisseau-transport", un hybride de bois et de fer conçu pour porter les rebuts de la société française vers les antipodes.  Imaginez  ce trois-mâts de 63 mètres de long, dont la coque en bois est protégée par un blindage de 20 centimètres d'épaisseur. Sous ses 2 700 m² de voilure se cache une machine Schneider de 650 chevaux. Mais le véritable secret de La Loire se trouve sous la ligne de flottaison. Là, dans les entrailles du navire, la batterie basse a été transformée en une cage géante. Des cloisons de fer séparent les marins de la "cargaison humaine". C'est une prison flottante, sombre, où l'air est rare et où l'odeur de la sueur se mêle à celle ...

Le Destin Brisé de la Petite Marie et l'Énigme Blaise Pelaud : Le Drame de Montcornet (1882) - Destins Judiciaires- Volume 2-Volet 2

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Le Drame de Montcornet (1882) : L'Affaire Marie Célina Gérard et la Traque de Blaise Pelaud - Destins Judiciaires- Volume 2-Volet 1

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Le drame  de Montcornet (1882) Une tragédie dans les campagnes ardennaises Un enfant disparaît. Les Ardennes retiennent leur souffle. L’été 1882 aurait dû être paisible dans les campagnes entre Houldizy et Montcornet. Pourtant, en quelques heures, un drame d’une rare violence allait marquer durablement les mémoires locales. Ce crime survenu dans les Ardennes en 1882, entre Houldizy et Montcornet, reste l’un des faits divers les plus marquants de la région. Le 17 juillet, vers dix heures du matin, la jeune Marie Célina Gérard, âgée d’à peine neuf ans, quitte le domicile familial à Houldizy. Ses parents, modestes cultivateurs, l’envoient porter quelques pâtisseries à une tante demeurant à Montcornet. Une course simple, habituelle, sur des chemins qu’elle connaît. À midi, l’enfant est vue au moulin d’Arreux. Elle refuse même l’invitation du meunier Paillardelle à partager le repas, pressée d’accomplir sa mission. Elle reprend la route. ...

Paul Morin : Le Filleul de Napoléon mort dans l'oubli d'un hospice ardennais

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 Grandeur et misère de Paul Morin : de l'ombre de l'Aigle à l'oubli de l'hospice   C’ est une silhouette de l’ancien monde qui vient de s’éteindre à l’hospice de Charleville, à l’âge de quatre-vingt-trois ans. Paul Morin ne laisse derrière lui que le souvenir d’une fortune évaporée et l’écho affaibli d’un nom qui, jadis, ouvrait toutes les portes, de la province à la capitale.   Tout commençait pourtant sous les auspices les plus éclatants Acte de naissance de Paul Joseph Séraphin Morin né le 08/08/1803 à Charleville Archives départementales des Ardennes