La Guillotine de Mézières Saison 2, Épisode 2 : Arrestation du meurtrier dans les bois de Damouzy
La nuit du 9 juillet 1913 s'achève dans l'horreur à Monthermé. Il est presque minuit, 23h50, quand l'innommable se produit : Frédéric Paul Édouard DELACOURT assassine sa propre fille. Le crime accompli, l'homme s'enfonce dans les ténèbres des bois ardennais pour une fuite éperdue, une course contre sa propre conscience à travers la forêt profonde.
Le lendemain, dès 5 heures du matin, la brume n'a pas encore quitté les hauteurs de Charleville que la silhouette du fuyard est déjà signalée. Au Deuxième Chaîneau à Charleville, des témoins l'aperçoivent glissant entre les arbres, accompagné d'un homme au regard marqué — un compagnon borgne — et d'un chien. L'alerte circule comme une traînée de poudre. Delacourt cherche refuge, il surgit à Warcq chez son frère, exigeant des vêtements et un revolver chargé. Mais le sang a déjà trop coulé : son frère refuse de se taire et fonce à Mézières prévenir la gendarmerie.
La traque se déplace alors vers Damouzy. C'est ici que le destin de l'assassin se scelle. Tandis que le maréchal des logis Beyer et le gendarme Denis battent la campagne, interrogeant les ouvriers agricoles en plein labeur, une décision capitale est prise. Beyer galope vers le village. Il lui faut un téléphone. En 1913, c'est l'arme absolue. L'information, plus rapide que l'homme, fait converger les brigades de Mézières, Charleville, Renwez et Rocroi vers un seul point : les bois près de Damouzy.
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| Secteur de la traque (10 juillet 1913) : itinéraire de Delacourt entre le Deuxième Chaîneau, Warcq et Damouzy. (Fond de carte © IGN) |
À 19h30, alors que le soleil décline, un cri déchire le silence du bois : « IL EST LÀ ! » Un coup de feu claque, suivi d'un fracas de branches brisées dans un fourré impénétrable. Le gendarme Henri Wilfrid Herbay, de Charleville, se jette sur l'homme qui vient de tenter de se suicider d'une balle dans la tempe. Ensanglanté, Delacourt est traîné hors de sa cachette sous les huées d'une foule prête au lynchage.
L'automobile de la Sûreté de Nouvion l'emporte vers la prison de Charleville, laissant derrière elle l'écho d'un drame absolu. À l'hôpital, à 15 heures, la petite victime rend son dernier souffle, emportant avec elle le secret de l'inceste et de la violence. La traque est finie, la Justice va pourvoir passer.
La Guillotine de Mézières Saison 2, Épisode 1 : Bain de sang à Monthermé
Sources :
Article du journal "Le Petit Ardennais" du vendredi 11 juillet 1913
🛡️ Note Anti-Plagiat & Propriété Intellectuelle
[Note de l'auteur : Ce récit historique est une exclusivité du blog "Échos des Ancêtres Ardennais". Ce travail de reconstitution repose sur une analyse croisée inédite de sources primaires : registres matricules militaires (classe 1892), archives de presse du "Petit Ardennais" de juillet 1913, et topographie actuelle via les relevés IGN. L'établissement du parcours précis entre Monthermé, le Deuxième Chaîneau, Warcq et l'arrestation finale dans les bois de Damouzy est la propriété intellectuelle de l'auteur. Toute reproduction, même partielle, sans mention explicite de la source et lien vers l'article original fera l'objet d'un signalement pour plagiat.]



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